Je vois que certains commencent à compter leurs aventures en utilisant le LABEL, c'est bien !
Pour ma part, en ce début octobre, et surtout après l'annonce dans le journal de liaison de 3000 € de prix et de primes à Montlieu la Garde, c'est 150 coureurs océaniques qui s'étaient levés de bonne heure dimanche matin rapport aux 2 demis étapes au programme. Certes, ce n'est en aucun cas une excuse pour un guerrier pour ne pas sortir la veille mais le premier bilan chiffrée de la journée est sans appel : 4h de "sommeil" avec 2 guillemets à sommeil rapport à l'occupation de mon lit ! Dans ces cas là, la fraicheur plus que fraiche du matin fut dans ce cas plus que salutaire...
A la limite entre la charente maritime et la gironde, les charentais comme les aquitains étaient fortement présents, mon historique géographique me permettait de connaitre une grande majorité des coureurs, même si les seuls que je ne connaissais pas étaient les représentants du Limousin où les UVListes présents étaient pour moi inconnus, le comble ! Même leur manager général, président de la commission cyclo cross du comité du Limousin et expert es organisation n'était pas au rendez-vous !
Ainsi, pour cette quasi dernière course de fin de saison, l'atmosphère était celle des courses de début de saison où les gens se battent pour être placer sur la ligne. On était loin de l'ambiance de ces dernières semaines, plutot tranquille ! Du coup, on se remotive comme en début de saison : jouer des coudes pour se placer, frotter et rester concentré ! Il parait qu'il y avait un fictif et un réel, moi perso j'ai rien vu, c'est parti à bloc et il m'a bien fallu 3kms pour remonter en tête où je décidais de rester ! Les 60 kms du matin comprenait une boucle de 52 kms pour revenir sur 2 tours de circuit ! Après une belle route au départ, on a rapidement enchainer avec des petites routes avec des bosses, des relances de partout, bref du sport ! Le peloton roullait à très vive allure et bien placé je gérais au mieux pour ne pas faire l'effort de trop. Sur une énième attaque au bout de 25kms, 4 coureurs prennent un peu le large au moment où tournant à droite sur une petite route, une bosse s'offre à nos pneumatiques, le peloton doit s'étirer sur près de 400m, je suis dans les 10 premiers du paquet, j'aime cette ambiance "tour des flandres" des régionaux, un contre de 2 coureurs avec l'homme fort de cette fin de saison sort en force, je leur laisse 50 m et attaque à mon tour dans la bosse, je monte fort, et au sommet je bascule avec les 2 contreurs qui étaient rentrés sur la tête, on se retrouve à 7, je le sens pas trop mal et ça roule ! Le parcours devient de plus en plus dur avec des montées qui se succèdent les unes après les autres sur des routes au rendement médiocre mais heureusement pour nous tortueuses ! J'ai pas l'impression de voltiger mais j'suis devant et on fait un peu l'écart, 20s... Les relais s'enchainent et on est tous en pression, j'ai la gout du sang dans la gorge, je ne peux même pas boire tellement j'suis à bloc dans cette fraicheur matinale mais l'écart augmente, 35s... Je me fais largement gueulé dessus, mes relais ne seraient pas assez rapide, c'est pas grave, je gere mon état entre le cramé et le carbonara... On reprend des routes plus larges et plus belles pour revenir sur le circuit et là mes amis, une belle partie de manivelles, des relais sur le plat sur le 12 dents, çà file, j'ai pas de compteur mais sûr qu'on est à plus de 50 à l'heure, on se croirait sur un clm par équipes un matin de fin mai dans la région lorientaise, énorme ! Bref, on arrive donc rapidement sur le circuit où il reste 2 tours, lors du premier, à une relance dégagée, on aperçoit pour la première fois le paquet, on a toujours qu'une demi minute d'avance... On continue à se relayer, et globalement je ne vois pas comment la victoire pourrait échapper à un de nous ! Dernier tour, toujours pas d'attaque... il reste un km et personne n'a encore bougé, on va arriver au sprint je le sens dans un de mes derniers soupçons de lucidité, 800 m, un jeune attaque, tout le monde fait l'effort, je suis en 6eme position mais ma lucidité vient de me quitter, je subis et au lieu de me placer pour le dernier virage je ne bouge pas, la suite va trop vite, je vire en 6eme position, je me mets debout sur les pédales mais je ne double personne et me fais sauter sur la ligne... trop nul le spinteur, on arrive tous à 2m d'écart les uns des autres, avec 31s d'avance sur le premier paquet, écart intéressant pour l'après midi.
Après un pique nique sympathique avec les masters 40 de Langon, connus sous le sobriquet de "cadets" et une sieste nécessaire dans la 106, on se prépare tranquillement pour la deuxième étape, considérée comme difficile (pasque le matin c'était tout plat peut être !) et surtout avec un vent beaucoup plus fort et des averses type giboulées, une course de début de saison que je vous disais ! Nos sympathiques commissaires, ceux là même qui ne voulaient pas nous accepter au départ de Marennes Oleron, n'étaient pas vraiment pressés pour nous libérer après que le speaker eut fait l'appel ! Genre on est resté 10 min sous une forte averse comme ça sur la ligne à attendre qu'une gonzesse monte dans une voiture ! Ainsi, même sans la casquette de chef de gare, et dès que les voitures eurent commencer à bouger, je donnais moi-même le départ d'un puissant "allez on y va !". Mon influence s'affirme de jours en jours par ici ! En effet, après le CA Bèglais du légendaire "père" Barbe, c'est le club du Haillan qui tentait de me recruter... Mon argument pour le refus était encore très efficace : les couleurs de vos maillots ne vont pas aller avec celles de mes chaussures et de ma guidoline !
Bref, sous cette pluie, les jambes répondent agréablement bien, et je ne quitte pas les 20 premières places rapport aux routes chaotiques annoncées ! Dès les premières bosses, le peloton s'allonge et les virages qui s'enchainent connaissent leur lot de "Jean Alesi" qui vont gouter le bac à graviers... Pour ma part, avec mon centre de gravité que je qualifierais de haut, je suis toujours à la limite mais ça passe. Le paquet diminue à vue d'oeil et je reste à l'affut, surveillant mes compagnons d'échappée du matin. La neutralisation est telle que je décide de les laisser se rouler dessus, ils ont des équipiers eux, pas moi ! J'ai bien essayé de négocier avec mes "cadets" langonais entre le yahourt et la pomme mais sur les 3, 2 sont déjà dans une cassure... enfin pas devant ! Mais bon globalement ça se passe pas trop mal pour moi ! Après la zone des monts, on retrouve des routes plus larges et je me laisse un peu redescendre dans le paquet quand sur une énième attaque, un groupe se forme avec 2 représentants de l'échappée du matin. Je me sens encore Bettinique et prêt à faire l'effort quand les coéquipiers du maillot jaune du VCCO La Rochelle prennent la poursuite en main, aidés par ceux du maillot vert, je ne m'affole donc pas. Cependant, au lieu de revenir, l'écart se crée, et je commence à me dire que tactiquement, je ne suis plus vraiment dans le vrai : autant je pouvais je pense rentrer seul il y a quelques kms, autant là maintenant l'écart est trop important. 8 mecs devant et nous derrière ! Je reste zen et j'attends le circuit final ! Circuit ô combien difficile : 3,2 kms à parcourir 5 fois, une descente, une route charentaise, une bosse et un faux plat montant vent de coté pour revenir sur la ligne, bref dur ! A ce moment du résumé, il est, je pense, nécessaire de définir ce qu'est une route charentaise : une route pas large, celle de la Gorce, de Coussounous ou toutes celles qui font 2m, après tu rajoutes pas d'arbres, pas de talus, pas de mur, pas de spectateurs, pas de roseaux, rien qui pourrait éventuellement te protéger du vent, rien. Donc à partir de là, tu peux en mettre du vent dans ce décor, plutot de coté pour que tout le monde en profite, tu t'assures en outre que le revêtement soit bien pourri et là oui là, dans ces conditions, tu l'as ta route charentaise ! On a quelques exemples : Sigogne dans la fin des années 90 avec les Uzerchois, 2eme étape de Marennes Oleron l'année dernière... bref souvent pas loin de la charente ! Bref, dans le premier tour j'essaye de provoquer un contre, mais mis à part me faire mal aux jambes et faire sauter la moitié du paquet, ça ne change pas grand chose ! La suite, je m'accroche comme je peux, payant cash mes efforts du matin et je termine comme je peux à 50 m du paquet de 30 qui arrivent pour la 9eme place. Pour le général, vu le temps nécessaire pour réaliser le classement dans la charmante salle des fêtes de Montlieu et surtout les 2 guillemets du début, j'ai pas vraiment attendu pour revenir sur la capitale Girondine.... je ne pense tout de même pas conserver ma place dans les 10 du général mais bon, un truc de guerriers !
Plus qu'une !
Ludo
1 commentaire:
Franchement les couleurs du Haillan sont plus jolies que celles un peu "rosée" des Bretons!!!!!Pour le blog trés sympa a lire on s'y croirait!!!
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