09 novembre 2005

10/10/05 : Le comble du cheminot

Salut les jeunes,

Comme plus ou moins partout, sauf peut être ceux qui vont à Bouesse (région Centre) le we prochain, il y avait hier une odeur de fin d'année, l'ambiance que l'on a connu les derniers jours avant les vacances, là où tu jouais aux cartes avec les profs au collège, là où déjà tu étais parti au lycée et là enfin où tu te tapes le 18 trous de Villard les Dombes seul avec le père Brossard pasque ton autre collègue n'a pas pu se lever au lendemain d'une grosse marée le dernier jour de tes études.... Bref, c'était la fin de saison ! D'ailleurs, la température "printemps +" et la convivialité sur la ligne de départ donnait pour une fois une image assez rare de ce sport assez ingrat : décontraction et sourires multiples pour tout le monde !
Et pour ce qui est de la fin de saison, en Aquitaine, c'est le Tour de Podensac qui s'offrait aux guerriers d'octobre ! Une belle course en ligne pour le 45ème jour de course de votre correspondant du sud de la Garonne, avec peu de difficultés si ce n'est 2 contre-forts qui donnent la possibilité à la vigne locale (La Sauterne par là bas) de bien prendre le soleil... Toutefois, comme vous le savez, quelque soit le circuit ce sont les coureurs qui font la course et vue la qualité des 80 partants, de costauds nous ne manquions pas ! Certes, les charentais de la semaine précédente, frappés du syndrome du "j'regarde pas ailleurs que dans mon comité à moi que j'ai", bien connu sous le nom de syndrome "Olivier Arnaud", nétaient pas présents mais tous les habitiués de ces 2 derniers mois étaient là. Un homme avec un minimum d'expérience, connaissait déjà les roues à suivre et j'avais déjà ma petite idée quant à l'homme à suivre : un junior 2 du pôle espoir de Guéret, 10 victoires au départ hier, dont la dernière la veille dans le Puy de Dôme ! Y fait des bornes le garçon ou alors il a un grand compas.... Bref, le favori !
Nous vl'a donc parti et rapidement je comprends qu'on aura pas de mal à voir Stade 2, rapport à l'allure ! Malgré de multiples escarmouches, ya rien à faire, ça roule fort de chez fort et industries et le paquet même s'il s'allonge de temps en temps reste groupé ! Je reste vigileant, suit une fois ou 2 les habituels provcateurs d'échappée qui s'échappent mais non rien à faire. A la deuxième difficultée du jour, au pied de la bosse, je suis en 4eme position dans la roue de ceux qui jouent le meilleur grimpeur, pas moi ! Je les laisse se flinguer la gueule quand sur le haut je fais une traditionnelle "Jeff Morange" couplé d'une "Roger Fages" c'est à dire en français dans le texte : je contre le sprint (la Jeff) en attaquant sur la gauche (la Roger). Tout le monde est en file indienne, c'est prêt à casser mais les 3 qui me suivent n'ont pas les moyens de prendre de relais, je relache un peu et à l'image d'un Jacky Durand, j'en remets une, pas que je suis au dessus des autres, mais pas plus mal non plus, on repart avec des vrais costauds et j'y crois un peu plus, mais là aussi, le paquet dans ces grandes lignes droites revient sur nous ! Bon, il est temps d'être lucide et de rester au chaud pour attendre c'est trop tôt, je prends l'option d'attendre le circuit final que je connais bien pour y avoir fait 7 l'année dernière, circuit plat, certes, mais avec du vent et qui fait toujours très mal ! Je reste donc tranquille, et ça doit bien faire pas loin d'une heure et demie qu'on roule quand en suivant une "remonte" sur la gauche, le mec que je suis fait un rapide écart que je ne peux anticiper, et bing le trou qu'il évite, moi j'y vais "joyeux" et pffffff, je perce de la roue AR en passant le pont au dessus de l'autoroute, sur que j'aurai pas percé sur un pont de chemin de fer ! J'étais koisiment en tête de paquet, je lève la main pour signaler mon incident et dans le même temps adresser un salut amical à mes concurrents, pas sur que je ne les revoie de l'après midi.... La voiture de Ribérac s'arrête et j'ai déjà ma roue Ar dans la main ! Je la prends, pas une Ksyrium mais bon, tout seul au dessus du pont de l'autoroute à 35 bornes de la ligne, je ne vais pas faire le difficile, je la monte et visiblement elle n'est pas centrée comme la mienne... je dessere les freins et hop me vl'a de nouveau en selle, je ne vois déjà plus personne, plus de voiture (faut dire qu'il devait y en avoir 5 !), plus de paquet, je ne m'affole pas, les Riberacois m'ayant affirmé qu'ils allaient me "rentrer", la 405 GLD se pointe, je me colle dans le pare-choc et c'est parti, ça roule bien au départ mais rapidement je sens que ce n'est pas un pro, il me met dans le vent en haut des faux plat, ne roule pas assez vite dans les parties favorables et me fait passer les virages à 15 à l'heure... Bref, on arrive à apercevoir le fond de la file mais je sens que ce n'est pas gagner, je reste tout de même concentré quand dans une légère bosse, au lieu de ralentir, le mec accélère et se casse me laissant seul dans la pampa Podensacaise, ok je vais me démerder seul.... Je ne rentrerai plus, ça je l'ai bien compris, faut dire qu'ils ne m'ont pas attendus, tous les coursiers du TCGR qui courent au sud de la Loire s'étaient pourtant laissé décrocher pour rentrer leur leader.... bref !
Je me retrouve donc au milieu des vignes, prenant le temps de profiter des belles couleurs, roulant pépert, en me demandant tout de même ce que j'allais raconter à mes fidèles lecteurs du lundi, pas d'embalage final à commenter, juste une crevaison, la première de la saison, au 09/10 ! Mais bon c'est la loi ! Le sprint, car sprint massif il y eu, vu la 11ème victoire du junior et comme prévu j'ai pu voir Stade 2 !
Voila, c'était le dernier compte rendu de l'année, je les relirai à mes vieux jour !!!!
Bises
Ludo

1 commentaire:

Anonyme a dit…
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