09 novembre 2005

30 mars 2005 : Noël au balcon, Pacques à la terrasse !

Salut les jeunes,

En ce we pascal, outre les courses automobiles sur le circuit de Nogaro, le départ des cloches pour en fait revenir 2 jours plus tard et l'épendage de chocolats dans les jardins et autres appartements, les guerriers, coursiers et autres gregarrios allaient metre à contribution ce we à rallonge pour soit profiter de leur forme du moment soit pour affiner celle-ci !
C'est dans cet esprit choco-pacquo-gregarriesque que votre sympathique correspondant de la façade océanique pris la route en compagnie du fils spirituel d'Eole charentais (oui pasque quand tu gagnes la deuxième étape du tour marennes oleron en 2004, tu maitrises plus que tu subis le vent !) vers le sud de l'Aquitaine, ou plutot le nord des Pyrénées atlantiques dans la charmante et néanmoins escarpée région d'Orthez, ville, pour nous limousin d'origine, synonyme d'ennemi ancestral rapport au ballon orange qui rebondit sur les parquets des salles comme la Moutete ou Beaublanc... enfin bon.... autre époque ou la capitale Limousine fut la première équipe française de sport collectif à être championne d'Europe !
Bref, au programme 110 bornes en ligne pour cette course en Nationale. Un départ classique et une première vraie bosse au bout de 20 bornes et la différence par rapport en régional c'est qu'au sommet, les costauds embrayent et là ils partent à 7, on ne les reverra plus ! Ensuite, c'est une cinquantaine de kms au milieu de la plaine ventée et aux petites routes pitoresques et tourmentées... On sentait bien qu'un contre allait réussir à prendre le large mais çà ne cassait pas ! Ainsi, sur une petite route longeant les réserves gazières françaises (Lacq) avec un vent de coté charentais, sentant que je n'étais pas pire qu'un autre, j'ai placé l'attaque du sioux, à tel point que je me suis retrouvé tout seul pendant 3 bons kms à attendre d'éventuels renforts mais c'est en fait tout le paquet qui est revenu... tant pis ! Par la suite, je décidais de rester plus sage dans le paquet, et bien entendu, c'est à ce moment que le contre se créa, classique ! Il restait encore 30 bornes quand les bosses revenaient sous nos roues, plutot longues et plutot pas faciles mais çà allait toujours ! Quand, dans le paquet, les locaux et autres autochtones commençaient à jaser de l'ascencion suivante, un truc "dure" à ce qu'ils disaient... On tourne à gauche et boom, c'est parti, çà commence comme une bosse classique et là d'un coup, ping, 15% ! bon garçon, un 42*21 s'il vous plait, là tu t'accroches comme tu peux et surtout comme tout le monde quand au détour du virage ou tu penses que çà va être terminé, pan, re-belote pour encore 500 m du meme acabit ! Ah c'est pour çà que les mecs ici ils ont 39*23 ? Bref, en équilibre sur les pédales je monte comme je peux et finis la course dans un groupe un peu derrière le paquet, mais belle course !
Le lendemain, vue la flotte qu'on avait quand même pris sur le coin du nez dans le béarn, c'est sur des terres charentaises plus nordiques que j'étais engagé ! Point de vue météo, je vous rassure tout de suite, c'était bien pire, un vent à décorner les cornes des cocus de Chasseneuil du Poitou à St Mariens St Yzan ! le tout sous une alternance de crachins et d'averses plus armoricaine que charentaise. Mais, à l'image du guerrier, je partais en tenue des plus estivales, afin de faire monter les tours du moteur sans pb de transfert thermique toujours pénalisant, l'image du guerrier. Je passe sur les 3/4 h de retard au départ et du vrai faux départ qui s'en suivit, et c'est 120 coureurs qui étaient venus en découdre sur ce circuit d'Orlut (16), course souvent réservée aux locaux ! Course d'usure et tactique avec ce vent, ces petites routes... çà faisait déjà 2 chutes qui se passaient à mes cotés quand sur le petite route exposée vent de coté, je décide d'embrayer coté "pas abrité" pour former un groupe, çà casse et on se retrouve une dizaine devant, dans le raidard du circuit, un mec ne peut s'empecher d'accélérer et tout en l'engueulant je prends sa roue, on se retrouve donc plus que 2 puis 4 et c'est parti ! Le tour d'après 3 cacalis nous rejoignent, et les connaissant, je me dis que c'est bon signe et surtout la bonne ! Le tour suivant au pied du raidard, re-belote, le mec devant moi part sur l'intérieur et là classique par terre, moi, je me rappelle de mes reflexes de Mcrae-esques, effectue un travers à la ragnotti, roule à moitié sur le mec, arrive sur le bas-coté et arrive à ne pas tomber ! Je rechausse, regagne le bitume tant bien que mal et constate que le paquet est aussi près de moi que moi des 2 qui restent de l'échappée ! Je prends la décision d'attendre le paquet et bien joué ludo, les 2 gars vont au bout, et le 2eme groupe de 40 coureurs dont je fais parti, vient mourir sur eux au sprint. Bien échaudé par les multiples quasi-chutes et avec une dernière relance à 300 m de la ligne, je ne débranche pas mon cerveau et décide de placer un collègue pour le sprint (l'effet gregarrio), je fais tout de meme 10, un peu dépité par rapport à ma forme actuelle mais bon !
Voila
Ce qu'il manque maintenant c'est une fleche.... d'armor !
Ludo

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