Après une semaine plutot faible en nombre de kms parcourus, zéro plus ou moins les trajets domicile-travail, rapport à une pluie régulière et constante (oui je sais les vrais guerriers ne s'arrêtent pas à ce genre de détail !), et bien on a quand même la chance d'avoir des we secs ! Donc samedi ou pas, je décidais de tout de même de reprendre le vélo avant la course dominicale. Départ samedi à l'heure où les lève tôt partent au marché, où les lève tard ont tout juste 2 à 3 heures de sommeil, bref, à peine 8h passée, j'étais déjà dans les rues béglaises pour m'évader de l'agglomération bordelaise. A l'approche de la bourgade de Cadaujac (7 kms de chez moi), connue pour son église à rappel horaire, je sens comme un coup de moins bien vers la roue AR, non quand même pas, j'ai pas crevé ! Un regard rapide sur la surface de contact du pneu avec la route, là où V(I) pneu/route = 0, équation classique du roulement sans glissement, me permet de malheureusement confirmer mes doutes, j'ai bien crevé ! Bon ok, j'ai plus qu'à réparer, ça commence... Tout en réparant, j'évalue mes différentes options :
1) Je reviens chez moi pour reprendre une chambre à air et assurer le coup, sachant que j'ai de nouveau la partie urbaine à me taper 2 fois
2) Je crois en ma bonne étoile et je ne vais quand même pas crever 2 fois dans la même journée !
Ouais, repasser près de chez soi, c'est un risque de ne jamais repartir et la crevaison est clairement identifié avec à l'origine un petit silex qui a traversé le pneu... je réfléchis... bon allez zou, j'y crois, je repars direct ! Bien m'en a pris puisque pour les 2 h suivantes, rien à déplorer. Au retour, via le pont de Pierre et les quais, je retrouvais enfin le vent favorable à 3 kms de chez moi quand pinnnnnnnng, un bruit de caillou qui cogne sur le cadre, diagnostic visuel rapide, c'est pas un caillou, c'est un rayon de la roue avant ! Et ben ce matin j'suis pas chounard !
Du coup, avec ces merdouilles du matin, c'est sans avis que j'entame l'après midi par un aller retour rapide en ville pour une quelconque course (j'vais pas vous raconter toute ma vie quand même !). Et, après avoir frotter un peu avec le Tram (ben oui, entre les piétons, parfois tu prends appui de l'épaule sur le tram, c'est tendu mais efficace...), je rentrais tranquille par mon itinéraire bis qui évite les artères trop encombrés de piétons indisciplinés, quand un chien se retrouve à une quinzaine de mètres devant en plein sur la trajectoire ! Je commence à jouer de la sonnette, en même temps que la maitresse du chien joue de la voix ! Bref, ça passe, le chien évite la marque de mes pneus sur ses oreilles et en passant je regarde cette personne qui me dit quelque chose... et oui Messieurs Dames, je vous le dis, j'ai failli écrasé le chien de Véronique Jeannot, des trucs de dingue, j'vous jure !!!
Bref, après ces fortes "émotions" du samedi, je me demandais comment aller s'enchainer le dimanche avec pour nous les vieux mauvais coureurs, la course d'attente de Bordeaux Saintes et pour les jeunes bons (les moins de 26 ans) le vrai Bordeaux Saintes ! 2h à tourner autour de mon ancien appart' et à monter le cours National qui revient rapidement, le tout avec 140 cacalis, ça remet les idées en place ! Déjà, avec le froid poussé par un malicieux vent de nord est, je dénombrais 3 crevasses sur mes doigts et surtout 4 refus d'obstacle d'épingles entrainant le décès du même nombre d'épingles ! Bref, 20 min pour mettre 2 dossards, record battu, mon acolyte anonyme n'en croyait pas ses yeux, assis qu'il était à se changer à coté de moi dans la 106 ! Bien entendu, quand t'as bien froid au départ, une des solutions c'est de le faire le départ ! Mais bon, on est pas fou non plus, on (plutot j'ai pasque Cyrille, lui il ne m'a pas suivi) a attendu la fin du deuxième... Donc fin du deuxième tour, un fort en cuisse de la Rochelle, qui se promène dans un fourgon immatrculé dans le finistère (le sens du détail, toujours), fait une espèce de non-attaque sur les quais de la Charente. Je le suis, et à la relance dite des "nouvelles galeries", au pied de la montée du cours National, je passe à la Loeb le virage et relance assez, histoire de me dire que celui qui est en queue de paquet la sentira passé ! On fait la montée au train, avec pratiquement pas d'écart, en haut, je passe, relance, et embraye, ça relaye, on est 9, c'est parti ! Pas trop d'écart au départ mais ça roule pas trop trop mal, y'en a 4 forts, 4 moins forts qui passent pas toujours et moi au milieu (qui passe ses relais mais pas soquette ultra légère). On commence à creuser et vu les mecs que je connais pas mais qui semblent à l'aise, je le sens pas trop mal ! 45 min de course (je le sais le speaker l'a dit quand on est passé), encore 1h et quart et déjà ça fait mal de relayer dans le vent ! ça va être long la plaisanterie ! Une contre attaque se rapproche, j'ai un coup de moins bien, j'en veux moins, un des costauds attaquent pour relancer le groupe dans la bosse et faire sauter les moins bons, je le regarde, je me dis que là véritablement faudrait lever le cul de sa selle, je me le redis même ! Mais non je ne le fais pas, ils repartent à 5 sans moi, je me fais reprendre par la contre attaque puis par le paquet, l'échappée va au bout où ils finissent à 4, j'arrive dans le gros groupe pour la 8ème, sprint emporté haut la main par mon vrai-faux coéquipier, j'ai mal aux jambes et on ne peut pas dire que j'ai été très grand tacticien...
M'enfin, peut-être que le chien de Véronique m'a fait perdre un peu le sens tactique, qui sait ?
Une poignée de mains aux poules et aux canards !
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1 commentaire:
C'est qu'avec Ludo le romano on se surprend à aimer le vélo...
Encore un épisode rigolo qui en dit long sur le bonhomme...
Encore quelques années Ludo...
Bisous
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