Il est vrai que ces derniers temps je m'éforçais de mettre à jour au plus tôt mes aventures vélocipédiques mais que voulez vous après un pays prêt à mourir de la grippe aviaire il y a moins de 3 semaines, et ben maintenant à priori on ne va plus mourir d'un mauvais virus - chouette alors - mais plutôt d'une misère latente suite à une précarité plus ou moins légitime - ah je prends note alors ! - Quelle vitesse à laquelle on passe d'un sujet à un autre, même Boonen et Pettachi réunis ne vont pas aussi vite ! Au moins les poulets de la Dombes vont pouvoir de nouveau regarder passer les trains sans être constament flasher par les paparazzi de la volaille... Du coup, suite à l'association gens qui marchent dans la rue + caillasses qui volent (différents des cailloux volants !) + palabreurs qui palabrent, de proche en proche, j'ai eu l'avantage d'être comme le troubadour, de jouer au petit train la nuit et le jour et ainsi de moins prendre soin de ce blog à caractère informatif !
Ainsi, le we dernier, après m'être fait refoulé de la course en ligne de Bayonne pour une insicription un peu tardive de ma part jumelée à un nombre impressionnant de volontaires pour participer à cette course en ligne sous le soleil et 26°, conséquence d'un we plus que pauvre en organisations de courses dans le sud ouest, il ne me restait pas beaucoup de solutions pour accrocher un dossard : le Tarn et Garonne et croiser le fer avec les toulousains zin zin, le nord du nord du Poitou Charentes et et et et et Treignac ! A ce stade de l'article, il est je pense nécessaire pour un grand nombre des lecteurs de situer Treignac. Charmant village au pied des Monédières, surplombant la vallée de la Vézère, chef lieu de canton, bref une commune qui résume bien le coté "vert" de la Corrèze du nord. Et, même si la rivalité (industrielle, sportive, culturelle...) historique avec la commune voisine de Chamberet est toujours vivace, on peut dire que Treignac est un peu mon chez moi de quand j'étais minot ! Du coup, c'était avec plaisir que je revenais en corrèze pour participer à cette nouvelle course ! 5 tours de 20kms au programme avec, une longue montée échelonnée, sur laquelle, mis à part la veille pour reconnaitre le circuit, je n'avais jamais "posé" une roue de vélo, de moto, de voiture ou de char ! Et en fait je comprends pourquoi... faut dire qu'avant de marcher un minimum, j'étais encore moins grimpeur que maintenant et que ce genre de bosse avec mes coéquipiers de l'époque (les célèbres pancarteurs du Limousin Pat'Maz et Alain), on faisait bien 20 bornes de plus pour les éviter !!! Vu le nombre limité de courses, nous étions donc une centaine et aussi vrai que le jeudi de l'Ascension tombe un jeudi, c'est toujours les mêmes coureurs qui courent en Limousin, au moins t'es pas emmerdé, c'est toujours les mêmes à surveiller, mis à part quelques nouveautés à la marge, t'as pas grand risque à pointer les mecs qui marchaient ya 10 ans ! En plus, c'est avec plaisir que je retrouvais un certain nombre d'uzerchois d'alors, bref, j'avais rajeuni de quelques années au départ.
Vent de dos dans la bosse, vent de face dans le long faux plat descendant du retour, rien de bon pour ceux qui sont un peu justes. Ainsi, il ne fallait pas discuter en queue de paquet au départ, car au sommet de la première bosse, cramés tous autant qu'on était, nous étions plus qu'une petite quarantaine ! Et là dans ces moments, c'est dans la tête que ça se joue, 4 gars ont attaqué avec 3 km/h de plus que le groupe et hop ils sont partis. Moi, dans un moment de lucidité, j'me dis qu'avec les 93 kms qu'il reste, je ne sais déjà pas comment je vais pouvoir remonter la bosse à cette allure au tour suivant ! Je fais donc comme la majorité, je récupère et reste dans les roues ! Dans le 2eme tour, on revient petit à petit sur l'échappée et après avoir monté un peu plus calmement, je me dis que même si va être dur, ça devrait le faire. Je me vois même avec des idées de ne pas louper l'échappée qui sans aucun doute se formera pour rejoindre les 4 fuyards ! Mais au moment où je me dis ça, 2 groupes de 5 coureurs chacun partent de l'avant sans vraiment attaquer, je le sens mal et je me dis qu'il faut réagir avant d'être complètement piégé, je remonte, profite d'un virage un peu gravillonneux sur les bords du lac de St Hilaire pour relancer un peu plus fort et je me mets à l'ouvrage, je me rapproche un peu, arrive la relance avant le long faux plat descendant, on tourne à droite et ping je prends le vent dans la tronche, je suis à 150m même pas du groupe de devant qui revient sur celui qui le précède qui revient lui même sur les 4 fuyards... et j'ai 150 m d'avance sur le paquet... et oui, le vl'a le cas d'école du chasse patate ! Tellement je le pense je dois le dire à haute voix à ce moment là : et merde ! Pffffff, j'ai pas le choix, je mets tout à droite en espérant que ça se calme un peu devant mais visiblement c'est pas le cas... je perds du terrain, j'ai toujours mes 150m d'avance sur le peloton, j'suis carbonara, c'est mort ! Allez zou reprends ta place dans le paquet, tout seul c'est pas jouable ! Dans la bosse suivante, l'écart n'est pas trop important puisqu'on les voit assez souvent, Bruno, notre ancien sprinteur d'Uzerche a bien compris que c'est maintenant et hausse le train dans la bosse, je viens le relayer à mi pente et je finis la bosse avec le paquet en file indienne, penses tu, c'est pas encore aujourd'hui que je vais faire le train à la Hincapie (moi je fais le train tout court !)... ya toujours 45s à 1min en haut !!! Bref, on restera toujours pas loin mais on ne rentrera jamais, en plus avec la perte de pas mal de coureurs à chaque passage sur la bosse de la ligne, on finit à pas beaucoup ! Après la dernière bosse, j'ai roulé en tête de ce qui restait du paquet, comme ça, j'étais un peu sur mes terres, le régional de l'étape ! Enfin au moins, c'était le printemps, et c'est possible de faire des bouquets de paquerettes...
Je vais peut être mettre des paquerettes dans ma casquette !!!
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