Ces derniers temps furent assez pauvres en auto analyses et autre auto commentaires... En effet, le temps d'adaptation à la grille de rentrée de France Inter, les négociations sur le calendrier des transferts entre les Girondins et l'OL, les volontés farouchent de certains matériels ferroviaires de faire plus que se froler et surtout leur volonté de quitter momentanément le rail n'ont pas permis à l'auteur de faire le bilan des dernières semaines !!!
Ainsi, le mois de septembre est pour les coursiers du sud ouest, la dernière ligne droite de la saison. Avec le rideau le premier octobre à Montlieu la Garde, c'est le moment où se croisent ceux qui vivent sur leurs acquis, qui sont près à arréter la saison au premier appel de la plage, au premier refroidissement venu et ceux qui veulent encore profiter d'un calendrier post été encore assez riche pour enrichir leur plus ou moins important palmares ! Motivé pour faire parti de la deuxième catégorie, il était évident, rapport à mon niveau intrèsèque, que je ne pouvais passer outre de vraies heures de selles autres que sur les courses, ce que je fis la dernière semaine d'aout et la première de septembre. Et là, au 15 septembre, je dois pouvoir envisager sereinement les 15 derniers jours de cette saison entammée le 27 février sur la primavera à Pedernec ! Mais avant ces 3 prochains we, revenons sur les 2 précédents :
- A Lucmau, le 02/09, il y avait un sympathique gout de rentrée des classes avec plus de 100 coureurs sur une course qu aurait sans conteste était qualifiée de "c'est pas que c'est dur, mais ça fait mal" par les cadres de l'AC Uzerche du siècle dernier au profil tant recherchés par les chasseurs de tête ! Tous les costauds, de nombreuses primes, parfait cocktail pour assurer une course animée et rapide. Rapide elle fut puisque c'est à 42 de moyenne que nous l'avons terminée ! Beaucoup de tentatives, toujours du monde pour rouler, des échappées, des retours, de nouveaux des attaques, ça n'arrêtait pas ! Toutefois à 4 tours de l'arrivée (sur la vingtaine de la totalité), un groupe se détache (sans moi) et ça sent la "bonne" (oui toi aussi t'es bonne !!!). 2 tours plus tard, un contre s'échappe (toujours sans moi) à son tour, si bien qu'à l'amorce du dernier tour, je suis dans le peloton qui se retrouve à chasser derrière la quinzaine de coureurs de tête. Je n'imagine pas le moins du monde à un soupçon de chance de revenir sur la tête quand sur la petite route, j'aperçois le contre 200m devant nous qui essaye de revenir sur l'échappée 200 m encore devant. Du coup, sans réfléchir, j'attaque et pour la première fois de la journée, j'arrive à filer seul, je reviens étrangement rapidement sur le contre et ne me pose plus de questions, je rattaque aussitot pour essayer avant tout de revenir à l'avant avant de réfléchir à autre chose ! Un du contre me suit et petit à petit on grignote... A la dernière relance, à moins de 2kms de l'arrivée, je mets tout ce qui me reste, l'autre me passe un relais et à 500 m on revient sur le groupe de tête qui est un peu en vrac en train de se regarder pour le sprint. Je fais à ce moment l'erreur de ne pas rattaquer aussi sec et avant que je n'ai pu respirer 3 fois, le sprint est lancé et je ne peux que subir en remontant tout de même un peu pour faire 8. Celui que je ramène gagne... Oui bon hein d'accord...
- Le lendemain, ce duo des landes girondines nous ramène à Noillan pour remettre le couvert. Sous une très forte chaleur et après une soirée de récupération à la fete du vin à Langon, je ne peux que faire le départ afin de ne pas enclencher la marche arrière trop tot ! Je suis donc de la première échappée mais elle a comme défaut d'être la première et mis à part laisser des forces et faire 3 tours devant à 3, ne présente que peu d'intêret !!! La suite, fut une succession d'attques et de tentatives d'échappées où plusieurs fois j'espère que ce sera la bonne, mais non ! Quand elle part enfin, j'en suis plus et, loupant le dernier train qui reviendra sur la tête, je commence à subir... Et, d'une manière prévisible, je fais demi tour à 4 tours de l'arrivée pour rejoindre ma voiture...
- Samedi 09/09, gros coefficient de marée et joli mascaret en prévision sur les eaux de la Dordogne et de la Garonne mais c'est au tour du Bourgeais où, en ce qui me concerne, je suis bien décidé à faire un coup ! Un coup dans l'eau oui... Après un départ que je n'ai jamais réussi à encaisser, je suis bien incapable de suivre ce qui sera la bonne échappée et je participe à l'enterrement du reste du paquet. Et, sur les rapatous de la rive nord de la Dordogne, à son extrèmité ouest avant se jeter dans la Garonne, et bien j'ai abdiqué et sauté comme un cadet... Pffff, ça vaut bien le coup de s'entrainer pour la fin de saison ! Du coup, je rentre sur Bordeaux afin de retrouver les costarmoricains de passage, et le soir dans les rues de St Pierre à la température encore trop chaude, mais où la bière est fraiche, j'en conclue que le lendemain sera surement ma dernière course de la saison !
- Le lendemain, dimanche 10/09, Verdot, dans le blayais ! Course que j'avais bien appréciée il y a 2 ans lorsque ce fut ma première course de bordelais, juste après le déménagement from Saintes ! En outre, c'est le speaker de la charente maritime qui officie sur cette épreuve, on en profite pour discuter à la remise des dossards. Ces 2 symboles me rappellent que mon aventure bordelaise se termine et que ces 2 ans auront été des plus agréables, que je fais plus ou moins parti des meubles sur ces épreuves et que ça va me manquer ! Et que même si le maillot du CC Caladois (Rhône) ressemble à 2 gouttes d'eau à celui de Bernos Beaulac (Gironde), le vélo du lyonnais ne sera jamais le vélo de l'ouest / sud ouest ! M'enfin, passons... Prêt, feu, parter, yen a déjà dans tous les sens et je me sens pas trop mal, je fais la course, suit les coups, on s'échappe même à 5 avec mon pot' Cyril du retour du mascaret, mais ce n'est pas suffisant. Une nouvelle repart, sans nous, mais je ne me fais pas piéger et arrive à accrocher le groupe de contre avec une grande partie des favoris et autres mobylettes de cette fin de saison. Après quelques tours, on reveint logiquement sur la tête et c'est donc un groupe de 16 qui se retrouve devant pour "la finale" comme disent les flahutes ! Je suis persuadé qu'on n'arrivera pas à 16 pour se disputer la victoire mais encore faut il prendre le bon wagon sans trop se découvrir au préalable, ça joue donc à je roule pas, puis un peu, puis je me cache, le tout ponctué par de nombreuses attaques. Mais à un peu plus de 3 tours de l'arrivée rien n'a bougé ! C'est le moment où un des meilleurs au jeu de "je me cache" en profite pour placer un contre, je n'hésite pas, je prends la roue et ne fais pas le fier, il est fort et je suis à la limite mais je me dis que derrière ça doit être pareil... Lorsqu'il m'invite à passer, je le fais avec un peu moins d'efficacité mais on enchaine et yen a plus que 2 autres avec nous et nous vl'a parti à 4. Rapidement, un représentant de Mérignac quitte le monde des guerriers et ne prend plus de relais. Implicitement, il a défini sa place, celle de 4 ! A 2 tours de l'arrivée, je fais un point diplomatique avec les 2 autres sur les phrases bien connues des diplomates de notre espèce : tu veux gagné ? Avec 2 réponses positives, c'est le constat impitoyable de l'échec de la diplomatie et l'explication armée entre les béligérants est innévitable ! Je n'arrive pas à définir de tatctique pour l'arrivée et on se retrouve donc au sprint, je décide de l'aborder en tête parce que je n'ai plus de giclette sur cette fin de course, mais je le lance de trop loin et me fait laminer par les 2 autres... et une place de 3, une !
Du coup, je ne pends pas le vélo tout de suite !!!
1 commentaire:
En première caté l'année prochaine ?? :-)
Xav.
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