We de mi février, comme d’habitude, une semaine avant la course de classement en Bretagne, c’est le stage du Team Côte de Granit Rose. Licencié de la première heure au TCGR, je n’ai jamais loupé ce rassemblement qui lance véritablement la saison ! Faut dire qu’en Bretagne, décembre et janvier sont des mois où le nombre de coursiers motivés est le plus élevé et j’ai encore le souvenir de sorties du dimanche matin où de nombreux clubs se croisent, non sans un certain défi, sur les routes armoricaines propices à la pratique de la bicyclette ! De proche en proche, les classiques de mars et d’avril sont plus que disputées et l’expression « faire le début de saison » prend dans ces conditions tout son sens ! Bon, après c’est sur, au mois de juillet, tu trouves presque plus de coureurs au bar 6 des vieilles charrues que sur les routes !
Cependant, en ce qui me concerne, même si c’est en tant que deuxième-caté que je me présente au rassemblement, on ne peut pas dire que je sois doté d’un fort ampérage après un mois et demi poussif ! Mais bon, rouler dans un groupe dans lequel je suis koisi un « papa », ça change de lutter seul contre le vent du plateau de la Dombes et ça justifie largement les éventuelles difficultés physiques et autres heures de train ! Et de difficultés, les parcours n’en manquaient pas ! Profitant de ce magnifique samedi ensoleillé, c’est d’abord le long de la côte nord des côtes d’Armor puis du Finistère que nous arrivâmes à Morlaix pour le repas du midi, pratiquement sous le viaduc du chemin de fer ! Avec un bon rythme, les bosses telles que St Jean du Doigt m’alertèrent rapidement sur mes capacités à rouler longtemps à rythme soutenu. Mais bon, avec un bon repas, peut être que de nouvelles sensations pouvaient m’accompagner pour la difficile « promenade » d’après midi !
Mais avec une interminable première montée sur les hauteurs de l’intérieur des terres du Finistère, il était clair que mon ampérage n’était pas des plus élevés. Armé de mon vélo d’hiver (cyclo cross + roues de route), aucun braquet ne me permettait de bonnes sensations, signe qui est souvent synonyme de souffrance plus ou moins proche. Déjà, je ne parlais plus, je ne prenais bien sur plus de relais et, dans la deuxième ascension, j’ai pris un ticket suite à panne de cuisses ! Mon orgueil en a pris un coup mais je me suis refait la cerise 250 m accroché à la voiture pour ensuite réintégrer le groupe… J’allais souffrir pour les nombreux kms qu’il restait ! Je gérais ainsi du mieux que je pouvais, même si les cuisses étaient souvent limite, je m’accrochais ! Plus loin, alors que le rythme s’était encore accéléré, je tenais toujours le rang quand une sensation bizarre me remonta du pied gauche, comme si ma cale se désolidarisait de ma chaussure… 3 tours de pédales plus tard, alors que je tentais de décrocher ma chaussure pour analyser le phénomène, c’est en fait la manivelle qui suivait et je me retrouvais comme un con avec l’ensemble manivelle + pédale sous ma chaussure mais libéré du vélo ! Diantre ! Dans un dernier soupçon de lucidité, je regardais mes collègues qui, lancés qu’ils étaient, n’allaient pas m’attendre… allure course qu’il avait dit le coach ! Bref, je m’arrête et visiblement c’est juste un déboitage de la manivelle sus-citée ! Le temps de trouver les clés allen dans la voiture suiveuse, de remonter l’ensemble et je reparatais avec l’espoir de revenir sur mes collègues… Dans ces cas là, ton expérience tunisienne « d’accroche n’importe koi » t’est des plus utiles et c’est le bras collé contre la vitre de la vaillante R21 et accroché à la fenêtre qu’on repartait… Cependant, la suite du parcours n’était pas aussi propice à cette solution où il faut un peu de visibilité et surtout de la largeur d’asphalte pour croiser à 70 km/h… Bref, j’alternais entre période d’accroche et autres temps au plus près du pare choc, transmission bloqué « tout à droite »… Les kms défilaient et pas l’ombre d’une roue arrière à l’horizon, si bien qu’au bout d’un moment je me suis calé dans le pare choc pour rentrer seul vers Tregastel, mais j’étais encore loin ! Ce fut donc ma lente agonie, pourtant à vitesse élevée, où de carbonara je me dirigeais tranquillement vers le cramé complet ! Pire, ayant fait le véritable parcours alors que les autres avaient coupé, je suis même arrivé avant eux, les yeux dans le vague, certes, mais avec mes 180 bornes !
« Débriefing » entre amis le soir même à évaluer la teneur en fer des vins du sud pour enchaîner avec le sommeil dit du juste ! Et, dimanche matin, rebelote, changement de directeur sportif (le titulaire), de couleur de ciel (un peu plus gris), de parcours (plus à l’est) et hop ! Certes, j’avais sur la fin les grosses cuisses, mais mes sensations étaient bien meilleures que la veille ! Bon, il est vrai que j’étais loin pour la traditionnelle pancarte de Trestel mais bon, depuis la veille je n’avais plus beaucoup d’illusions ! Comme koi, Pascal Hervé qui déclarait à la grande époque (nonante sept) qu’une 4ème semaine de Tour lui aurait permis d’être encore meilleur, c’était peut être pas tant que ça des propos d’un mec plus que chargé à l’EPO… Enfin si mais bon !
En ce qui me concerne, quelques enseignements :
- 270 bornes en 2 jours, c’est du programme de 2ème catégorie !
- Ma trame de maintenance préventive n’est véritablement pas satisfaisante concernant la transmission de mon vélo de cyclo-cross
- 18 février, je ne sais toujours pas quand ni où je vais commencer à courir !
- Ya pas à dire, le grand prix UCI pro tour de Leognan, ça prépare quand même bien à un bon début de saison, je vais le regretter ce rendez vous…
- 5 fruits et légumes par jour, c’est que j’ai noté dans mon carnet d’entraînement !
4 commentaires:
En te lisant, l'espace d'un instant j'ai eu peur pour ton pedalier Chorus! Heureusement, c'etait le mulet! Au fait? tu as recu et monte tout le matos? On attend les photos...
Et ben alors ???
QU'est-ce qu'il devient Lulu ?
il a peutête tombé du vélo le lulu?
mais que se passe-t-il ???
dans un etat proche de l'ohio ???
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